La mécanique du coeur..


Tout le plaisir et toute la joie que l'amour peut faire ressentir se paient un jour ou l'autre en souffrances. Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaitras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu aura froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau. La mécanique de ton coeur explosera. Peut-être qu'elle résisterait à l'intensité du plaisir, et encore. Mais elle n'est pas assez solide pour supporter le chagrin amoureux.
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# Postato lunedì 20 aprile 2009 13:57

AUTODESTRUCTION*
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# Postato martedì 14 aprile 2009 06:40

Je pourrais t'écrire combien je t'aime, je pourrais le crier au dessus du monde, le tagger sur les murs, le chanter ou bien le peindre. Je pourrais te dire combien tu es important, combien ton influence sur moi est énorme, combien ta disparition me ferait mourir avant la fin de ton tout dernier soupir. Je pourrais écrire des pages entières où je nous décrirais, où je te dirais toutes les choses merveilleuses auxquelles je pense quand tu es là. Je pourrais t'écrire des lettres d'amour, remplies de coeurs rose bonbon, de "je t'aime" et de belles paroles.
Mais jamais je ne pourrai te décrire. Jamais je ne pourrai te dire ce que je ressent quand tes yeux se posent sur moi, jamais je ne pourrai te dire la sensation de ta peau sur la mienne. Je manque de mots pour te dire à quel point tu es exceptionnel. Je suis pas ce genre de fille à l'eau de rose, qui écrit le nom du garçon qu'elle aime sur les bancs, mais je crois que je sais écrire. Alors je t'écris des pages,et des lettres, et des cahiers. Pour te dire que notre histoire n'a même pas commencé, parce qu'on est trop jeune et trop bête pour penser plus loin que demain. Et je sais, tu n'en demande pas tant. Mais je suis une fille qui se doit d'être compliquée et qui se pose des questions pour deux. Peut-être que tu m'aimes comme ça. Peut etre vas tu perdres patiente et amour et peut-être vas tu partir.. Mais je te retiendrai, de toutes mes forces, je te retiendrai. A coup de mine et de gomme, je te retiendrai. Je suis faite pour ça. Je suis faite pour te faire fuir et puis te demander de revenir. Appelle ça comme tu le souhaites, moi je sais pas du tout ce que c'est. Je manque de mots, tu vois. Il y a tant de choses que j'aurais du dire, tant de chose que j'ai dite trop tot ou trop tard... Tant de choses inutiles que j'ai répêtées... Mais les regrets ne servent à rien, et je me suis tant de fois excusée. J'aime pas les excuses tu sais..
Je t'oublierai jamais, je n'en ai pas la capacité, c'est aussi simple que ça...Il y a des mots, des gestes que je ne sais pas oublier.. " Plus tard peut-être. T'y crois vraiment? Je sais pas... " Tu vois ça, je n'oublies pas. Et le futur devient toujours un présent, le temps à toujours raison, à chaque fois. Tu ne savais pas, moi je sais.
(l)
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# Postato venerdì 03 aprile 2009 13:31



" Elle ressentit la même sensation de fourmillement, à la différence près que, lorsqu'il la dessinait, elle parcourait tout son corps. Ce fourmillement était tellement étrange, c'était une sensation presque plus physique que mentale.
Il le lui tendit. Elle le prit et se regarda.
Pendant une seconde elle eut le souffle coupé tellement le dessin etait bon. C'était elle tout craché... mais c'était aussi plus qu'elle. Elle n'aurait jamais cru que l'amour pût rayonner avec une telle transparence des lignes tracées par un crayon, pourtant cet amour était là, tellement vrai et sincère. L'amour pour elle en tant que femme. Son amour l'avait rendue belle. "
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# Postato sabato 21 febbraio 2009 11:29

Modificato sabato 21 febbraio 2009 11:48

Boris Vian - Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale




Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale
Ça sera par un soir horrible
Clair, chaud, parfumé, sensuel
Je mourrai d'un pourrissement
De certaines cellules peu connues
Je mourrai d'une jambe arrachée
Par un rat géant jailli d'un trou géant
Je mourrai de cent coupures
Le ciel sera tombé sur moi
Ça se brise comme une vitre lourde
Je mourrai d'un éclat de voix
Crevant mes oreilles
Je mourrai de blessures sourdes
Infligées à deux heures du matin
Par des tueurs indécis et chauves
Je mourrai sans m'apercevoir
Que je meurs, je mourrai
Enseveli sous les ruines sèches
De mille mètres de coton écroulé
Je mourrai noyé dans l'huile de vidange
Foulé aux pieds par des bêtes indifférentes
Et, juste après, par des bêtes différentes
Je mourrai nu, ou vêtu de toile rouge
Ou cousu dans un sac avec des lames de rasoir
Je mourrai peut-être sans m'en faire
Du vernis à ongles aux doigts de pied
Et des larmes plein les mains
Et des larmes plein les mains
Je mourrai quand on décollera
Mes paupières sous un soleil enragé
Quand on me dira lentement
Des méchancetés à l'oreille
Je mourrai de voir torturer des enfants
Et des hommes étonnés et blêmes
Je mourrai rongé vivant
Par des vers, je mourrai les
Mains attachées sous une cascade
Je mourrai brûlé dans un incendie triste
Je mourrai un peu, beaucoup,
Sans passion, mais avec intérêt
Et puis quand tout sera fini
Je mourrai.


Boris Vian
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# Postato mercoledì 03 dicembre 2008 14:07